Campagnes
PAIX
Pour dénoncer les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et lutter contre les atteintes et menaces à la paix dans le monde, des désobéissants mènent des actions directes non violentes aux côtés de collectifs engagés dans la lutte pour le désarmement nucléaire et pour la paix.
LE CONFLIT ISRAËLO-PALESTINIEN
Constats et problèmes
La création de l'État d’Israël en 1948, dernier acte du colonialisme britannique en terre palestinienne, s’est depuis transformé, avec le mouvement sioniste, en une vaste opération de colonisation ponctuée, dès 1948 et « la nakba », (la « catastrophe »), par l'expulsion forcée et parfois le massacre des populations présentes sur le territoire occupé par les nouveaux israéliens. Massacres qui ne sont d’ailleurs toujours pas reconnus à ce jour par les autorités israéliennes et les médias complaisants envers elles, qui préfèrent parler généralement de « légitimes représailles » face aux attaques des partis et groupes armés palestiniens (Hamas, les brigades des martyrs d’Al Aqsa, la branche armée du Fatah).
Ces attaques menées par les groupes armés palestiniens sont bien réelles, même si leur ampleur n’a rien de comparable avec la violence exercée par Israël. Elles visent certes à l'occasion les civils israéliens. Quoique perpétrées par les mouvements de résistance issus d’une population privée de ses droits et de conditions de vie dignes, elles n'en demeurent pas moins condamnables, comme toute violence et particulièrement toute violence exercée à l’encontre de populations civiles.
Bombardement de Gaza au phosphore le 5 janvier 2009
Gaza, fin décembre 2008Pourtant, comment oser qualifier les bombardements de la bande de Gaza de décembre 2008 de représailles légitimes à quelques tirs de missiles palestiniens survenus peu avant, qui eux mêmes prétendaient répondre à de précédentes attaques israéliennes, en un cycle sans fin ?
Dans son rapport (« Le conflit de Gaza – le droit, les enquêtes et l’obligation de rendre des comptes ») consacré à l'événement, Amnesty International dévoile en effet que « sur les 900 morts des 17 premiers jours du conflit plus d’un tiers étaient des civils (dont plus de 200 enfants) n’ayant pas participé directement aux hostilités. » L'organisation relève au passage que l'armée israélienne n'a pas hésité à viser délibérément des écoles, des hôpitaux, des médias, des logements civils, des mosquées au motif que ces lieux auraient abrité des combattants du Hamas. Or « dans de nombreux cas, ces affirmations n’ont pas été prouvées. » En revanche, et comme le rappelle Amnesty International, « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre les unités et les moyens de transport sanitaires, et le personnel utilisant les signes distinctifs prévus par les Conventions de Genève constitue un crime de guerre. »
Lors de ce même conflit, Israël a refusé aux civils gravement blessés de quitter la bande de Gaza pour se faire soigner, et refusé également l’entrée dans la bande de Gaza de personnels soignants ou de convois humanitaires chargés de médicaments, nourriture, vêtements et autres équipements médicaux… interdictions qui sont toujours en vigueur aujourd'hui et qui ont amené le 31 mai dernier (2010) l'armée israélienne à ouvrir le feu sur des militants pro-palestiniens apportant des vivres à bord de la Flottille Free Gaza.
Gaza le 16 janvier 2009Rappelons enfin que les autorités Israéliennes décident encore en toute illégalité, dans les territoires occupés, de distribuer ou pas l’électricité, l’eau, les télécommunications, la nourriture, les soins médicaux, l’éducation et le logement à la population civile. Elles multiplient les « ordres de démolition pour les maisons palestiniennes mais aussi pour les écoles, les dispensaires, les citernes, les pylônes électriques… ». Or « le fait d’affamer délibérément des civils comme méthode de guerre, en les privant de biens indispensables à leur survie, y compris en empêchant intentionnellement l’envoi des secours prévus par les Conventions de Genève, constitue un crime de guerre. » Amnesty International de rappeler également que « les expulsions, les châtiments collectifs, l’exécution illégale de civils, l’emprisonnement ou toute autre forme de privation grave de liberté physique », constituent un crime contre l’humanité.
Par ailleurs, la politique de colonisation de l'État israélien en Palestine se traduit au quotidien par l’organisation d’un véritable Apartheid à l’encontre des palestiniens, exploités comme main d’œuvre bon marché, victimes de contrôles militaires humiliants, confinés dans des bantoustans privés de toute possibilité de développement autonome, ou citoyens de seconde zone en Israël.
La construction du mur à Bil'in
Que faire alors face à une telle injustice, et face à l’impunité totale dont bénéficie l'État d’Israël en dépit de ses nombreuses et persistantes violations du droit international et des principales résolutions de l'ONU consacrées au conflit israélo-palestinien ?
Les solutions
Pour lutter contre cette impunité et contre les atteintes et les menaces de paix, les désobéissants :
Mènent des actions directes non violentes en faveur de la Campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) contre les produits israéliens fabriqués dans les colonies de Palestine.
Militent pour la fin de l’occupation Israélienne et l’arrêt du transfert d’armes vers Israël.
Demandent que l'État d’Israël soit jugé pour ses crimes et violations du droit international et que les victimes palestiniennes bénéficient d’une réparation politique et économique pour les préjudices subis.
Pour en savoir plus, pour agir
Une brochure sur et pour le boycott d’IsraëlLe boycott d’Israël – Pourquoi ? Comment ? Par CAPJPO-Europalestine
(voir la boutique militante)
Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.
Albert Einstein